Anticipation Logique Elaboration Action

TOGO : TREVE DE GALERIE !

06/11/2014 16:55

BCCM/PS/CHRONIQUE/30102002

1.                 Le 18 octobre 2002, les signataires de l’Accord-Cadre de Lomé, membres de l’opposition, écrivent à Jacques Chirac une lettre par laquelle ils « condamnent l’organisation unilatérale des élections législatives », et « interpellent particulièrement » le Président de la République Française « pour avoir été témoin de la promesse faite par le général Eyadèma […] de ne pas réviser la Constitution togolaise […] ».                                                                          

Avouons-le : cette façon de dire les choses, qu’une certaine opposition cultive avec une dextérité exceptionnelle, ne peut que conforter l’adversaire dans la conviction que ces gens-là sont de la même sève que lui-même ! Eyadèma n’a jamais promis de ne pas réviser la Constitution togolaise. Il a plutôt toujours proclamé qu’il est respectueux et garant de la légalité constitutionnelle ! Si donc aujourd’hui l’opposition se met en devoir de prêter à l’adversaire des propos qu’il n’a pas tenus, et de se réfugier dans des circonvolutions troublantes, c’est qu’elle tente, vainement, de se dégager de l’accablante responsabilité qu’elle a prise d’avoir signé le crapuleux Accord-Cadre de Lomé…

Jacques Chirac, par représentant de la France interposé, est signataire, lui aussi, de l’Accord-Cadre de Lomé. Serait-il devenu subitement analphabète ou ignorant des choses, pour que les signataires de la lettre jouent les répétiteurs auprès de son Excellence ?

Et puis : quelle idée de vouloir, et d’écrire effectivement cette lettre à dix jours des élections législatives du 27 octobre 2002 ? – Réponse : on veut faire croire aux populations qu’on fait quand même quelque chose pour éviter le pire !…

2.                 Dans un communiqué de presse en date du 25 octobre 2002, les signataires de la « Coalition des Forces Démocratiques », dernière version de la récurrente nébuleuse meurtrière de l’« union de l’opposition démocratique », appellent la population à se mobiliser pour « la fin du système RPT et le départ du Chef de l’Etat, au plus tard en 2003, conformément aux dispositions de la Constitution togolaise ».

Quelle hérésie ! Dans la Constitution togolaise, aucune disposition ne traite ni de la fin du système RPT, ni du départ du Chef de l’Etat, au plus tard en 2003…

Vouloir mobiliser la population dans cette logique-là, c’est précisément donner des gages pour la survie du système RPT !

Messieurs les professionnels du leadership politique, cessez donc d’amuser la galerie !…

Huenumadji  AFAN

A suivre !…

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