Anticipation Logique Elaboration Action

TOGO : … AU NOM DE L’«UNION» !…

07/11/2014 17:49

BCCM/PS/CHRONIQUE/26062002

« Il y a un certain nombre de valeurs avec lesquelles je ne transige pas : c’est-à-dire la justice, la vérité, la  liberté. »

 ETIEMBLE

L’on connaît l’adage qui dit que l’« union  fait la force ». En foi de quoi se sont nouées, au sein de l’opposition togolaise, au cours du processus démocratique, diverses alliances dont l’histoire a prouvé tour à tour qu’elles furent d’abominables calamités. En définitive, elles ont fait du tort à la fois aux partis politiques qui ont expérimenté ces pactes, et à l’ensemble du processus démocratique.

Oppressé par le système monopartisan en place, le peuple togolais a lutté pour qu’advienne le multipartisme, qui vit institutionnellement le jour en avril 1991. Et depuis lors, il a été rigoureusement impossible de faire du multipartisme. Impossible pour un parti politique d’évoluer motu proprio, sans devoir se plier à l’injonction d’être inséré dans un bloc !

Pitié pour le militant : s’il s’est fait fondateur d’un parti, c’est parce qu’il a considéré que, pour réaliser un certain type de programme politique bien défini, il peut s’ entendre avec x et y, à l’exclusion de z et de son programme politique. Or, ce z, dont il connaît les tendances, et qu’il a pris la précaution d’éviter, voilà qu’un jour il apprend qu’il est « uni » à lui, parce que les dirigeants (?) se sont octroyé le droit de proclamer que le « peuple » veut l’« union » !…

Soyons sérieux : aucun vrai militant n’a jamais pu investir un dirigeant de la        mission d’organiser la vassalisation de son parti. Admettre pareille simulation, c’est donner des gages à la forfaiture !

En fait, l’« union » invoquée n’est qu’un alibi. Car l’union vraie n’a guère besoin du préalable d’un regroupement, ou d’une déclaration d’intention : elle se constate par le concours effectif des actions engagées par des partis politiques semblables.

En réalité, il est des personnalités politiques qui n’ont cure de l’éthique. Elles proposent sans scrupule des alchimies qui doivent conduire à une entreprise politique         mort-née. Tout simplement parce que, pour un certain nombre de raisons inavouées, ces personnalités se contenteraient volontiers de porter l’étiquette de gens qui  invoquent tout haut l’alternance. Alors même qu’elles souhaitent tout bas  son ajournement indéfini.

Ainsi règne, au nom de l’« union », la politique du clair-obscur. Plus obscur que clair !…

Huenumadji  AFAN

A suivre !

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