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LA MÉDIATHÈQUE DES DIASPORAS AU FIL DU TEMPS

23/11/2014 12:36

Créée en 1994  par Camille Amouro, la Médiathèque des Diasporas était, à l’origine, installée dans un bas-fond de Cotonou, au Bénin.

Elle occupe désormais, grâce à une intervention directe du chef de l’Etat béninois, les deux grandes salles situées sous le monument de la prestigieuse Place des Martyrs de la capitale économique du Bénin.

Avec ses débats hebdomadaires, sa bibliothèque, sa vidéothèque, ses espaces où les expositions se succèdent, ses archives de la presse béninoise, etc., la Médiathèque est vite devenue un lieu de rencontre incontournable des artistes, journalistes et autres intellectuels béninois ou de passage.

La Médiathèque centralise une mine d’informations sur les activités intellectuelles au Bénin.

La Médiathèque des diasporas est située sous le monument de la Place des Martyrs. Cette place commémore un épisode tragique de l’histoire du Bénin. La tentative de putsch fomentée par Bob Denard. Ce mercenaire, spécialiste des coups tordus, est résolument anticommuniste. Dans les années 70, le régime du Général Kérékou dérange plus d’un intérêt politique et économique. En 1976, Denard et ses troupes débarquent à l’aéroport de Cotonou et font mouvement vers le centre ville. Le coup d’état se transforme rapidement en pétard mouillé. L’armée béninoise les stoppe net à l’abord des bâtiments gouvernementaux. Denard s’en sort sain et sauf, et pour cause ! Il a eu la prudence de rester dans l’avion en attendant que ses hommes dégagent le terrain.

C’est en mémoire de cet événement que Mathieu Kérékou a fait édifier ce monument. Deux ans plus tard, en guise d’inauguration, les armes capturées aux putschistes ont été exposées dans les salles situées sous la statue. Elles n’avaient plus été utilisées lorsque le Président Kérékou les a confiées à Camille Amouro.

Au commencement, un carnaval...

La Médiathèque des Diasporas est une émanation de l’association “Le Carnaval des Diasporas”, créée en 1993 par Camille Amouro. La première édition du carnaval s’est déroulée à Cotonou le 25 décembre 1993, boulevard St Michel.

Ce carnaval, une première au Bénin, a remporté un succès qui a largement dépassé les espérances de ses organisateurs : douze ballets professionnels de la ville, cinq groupes d’enfants, et surtout un public évalué à 50.000 personnes.

Deux autres éditions de ce carnaval suivront, à Jonquet, le quartier chaud de Cotonou. L’objectif est de désenclaver ce quartier en le rendant fréquentable par des gens ordinaires.

C’est à l’occasion de ce premier carnaval que l’idée de créer un lieu où l’on puisse déposer ou obtenir des informations sur le folklore du Bénin, ses rites, ses créations contemporaines, sa technologie, s’est imposée comme une urgence.

L’Association “Le Carnaval des diasporas” s’était fixée pour objectifs de :

·                créer un forum où les minorités régionales et sociales expriment leur identité, à travers la fête, les arts et la communication ;

·                faciliter l’accès à l’information artistique et intellectuelle de leur pays d’origine à tous les étrangers résidant au Bénin et à tous les Béninois résidant à l’étranger ;

·                désenclaver les lieux pauvres ou les lieux dont les habitants sont victimes d’exclusion, quelle que soit la forme, et faire connaître les aspects agréables de la vie au Bénin et en Afrique ;

·                favoriser l’intégration horizontale et verticale.

Autant de préceptes qui ont été respectés tout au long de l’aventure, jusqu’à ce jour.

Des débuts prolifiques

Avec le soutien de son équipe, Camille Amouro décide alors de transformer la maison de ses parents, située dans un bas-fond de Cotonou (le bas-fond d’Akossombo) en centre culturel : la Médiathèque des Diasporas était née.

Il y expose tout d’abord toute la création artistique du carnaval : monuments éphémères, masques, arbre bleu, panneaux publicitaires, cassettes vidéo et autres.

Mais c’est en janvier 1994 que la Médiathèque est officiellement ouverte, avec une exposition d’arts plastiques, dénommée “Epars”. Une exposition que Camille Amouro qualifie d’accrochage sur la diversité de la création au Bénin et ailleurs.

Pour la première fois, une exposition d’arts plastiques était organisée dans un lieu autre que les centres culturels étrangers.

“Epars” était une exposition collective de peintures, dessins et tentures réunissant une centaine d’œuvres de vingt-neuf artistes du Bénin, du Nigeria, du Togo et de France.

Malgré son implantation dans un bas-fond, l’exposition va recevoir quelque cinq mille visites.

La Médiathèque des Diasporas va “squatter" le bas-fond jusqu’en 1997. Mais le manque de moyens et la précarité de ses locaux ne vont pas pour autant bloquer son activité.

Malgré la précarité de sa structure d’accueil, la Médiathèque sert de résidence à des artistes et assimilés étrangers : deux écrivains, un peintre, une comédienne togolais, une critique de cinéma danoise, une peintre et une musicologue allemandes.

Un atelier de danses et percussions africaines et un atelier de théâtre a réuni des stagiaires aussi bien africains qu’étrangers (un groupe d’une vingtaine de danseurs du Portugal par exemple).

Dans la droite ligne des objectifs fixés par l’association Le Carnaval des Diasporas et notamment le désenclavement des populations marginalisées), l’Atelier des Diasporas va créer au Centre Culturel Français, une pièce intitulée “La femme du Président”, avec les patients du centre psychiatrique de Cotonou.

Un atelier de théâtre musical avec les enfants du bas-fond, qui a abouti à la création du spectacle “Les enfants de Kigali”. Cette pièce a été conçue et créée par Camille Amouro. Le musicien béninois Dag Jack, en a créé la musique.

Une exposition littéraire, “Les Méduses de Tchicaya”, est organisée en collaboration avec l’écrivain béninois Florent Couao-Zotti.

Une demi-douzaine de journées spéciales destinées à célébrer les artistes : Ciné-culture, Journée des Révélés, rencontre avec le cinéaste polonais Yanouch pour le casting de son dernier film, etc.

Une exposition de cartes postales dénommée “Voyages, Visages, Paysages, Langages”, flanquée d’une petite exposition du jeune peintre béninois Math.

Un Forum en décembre 1994, sur le thème “Création, indépendance, intégration et autoréférentialité dans le Golfe du Bénin, avec la participation d'intellectuels et artistes du Cameroun, du Bénin, du Togo, du Niger.

La bibliothèque Sylvain Bemba voit le jour, avec quelques 3000 ouvrages issus de la bibliothèque personnelle de Camille Amouro. Au fil des années, ce fonds sera progressivement enrichi par des dons et autres acquisitions.

En 1995, la Médiathèque organise Place des Martyrs (un signe du destin?), Ciel ma francophonie, spectacle de rue, pour lancer l’Union des Instrumentistes Ventistes du Bénin, devenue depuis le Gangbe Brass Band.

En 1996, Camille Amouro réalise une consultation pour l’Ong belge Vredeseilanden sur les Pratiques artistiques au Bénin. La mise à jour du répertoire des artistes, des événements et des structures culturelles deviendra l’une des activités les plus importantes de la Médiathèque.

Déménagement à Sikékoji

En 1997, la Médiathèque des Diasporas trouve un nouvel espace pour y implanter son siège, dans le quartier Sikékodji de Cotonou, rue Céline Yamadjako. Camille Amouro va partager ces locaux avec cette association Vredeseilanden-Bénin.

Les expositions se succèdent...

Citons, à titre d’exemple, le 14 mai, une exposition de photographies de Romuald Gréco et Gabin Aviansou : Porto-Novo... La capitale. Au-delà de la simple contemplation, les photos constituent une importante source d’information pour les chercheurs.

Ou encore le 7 août, l’exposition Pots cassés : une exposition-vente et des ateliers de poterie.

Pots cassés a présenté une collection de plus de deux cent pots de l’Afrique de l’Ouest (Zinder, Abomey, Sè, Dapaon...). Trois ateliers d’initiation et des séances de discussion ont été initiés avec des artisans venus de ces régions. Le Président de l’Assemblée nationale a inauguré cette exposition.

Enfin, Juste pour voir, une exposition de peintures et sculptures du plasticien béninois Kouas.

Le deuxième Forum a lieu le 30 mai 1997, sur le thème : La création intellectuelle contre la violence, l’arrogance politique et les conflits sociaux. Sont intervenus à ce Forum Issa Kpara (secrétaire général du gouvernement béninois), Afan Huénumadji (enseignant à l’Université du Bénin au Togo, député de l’opposition), Ayayi Apédo-Amah (enseignant à l’Université du Bénin au Togo et directeur de publication de la Tribune des Démocrates), Roger Gbégnonvi (enseignant à l’Université nationale du Bénin et représentant résidant de la Fondation Friedrich Naumann) et Hervé Coyssi (journaliste).

Le troisième forum des diasporas a eu lieu le 28 juin sur le thème : Culture, formation et rentabilité. Le quatrième, consacré aux Médias dans le paysage culturel ouest-africain  s’est déroulé le 26 juillet 1997. Le cinquième Forum s’est tenu autour du thème Les interactions entre l’art et l’artisanat. Le sixième sur La coopération culturelle ; le septième sur Les résidences d’artistes ; le huitième avait pour titre L’original et la série.

Pour la seule année 1997, le Forum a réuni une centaine d’universitaires, hommes politiques, artistes et responsables de projets, ainsi qu’une cinquantaine d’observateurs étrangers.

Camille Amouro collabore avec Iljana Vukmir qui travaille au lancement du Festival des Réalités d’Adama Traoré à Bamako. Ceci permettra la participation du Gangbé Brass Band à ce festival et son lancement sur le plan international.

La Nouvelle Lettre des Diasporas, qui deviendra le bulletin de liaison de la Médiathèque, naît également en 1997, en succédant à Culture Afrique (La Lettre des diasporas) créée un an plus tôt dans le même but.

Enfin la Place des Martyrs !

Après neuf années de combat, depuis ce jour où Camille Amouro, circulant en “zémidjan” sous le monument de la Place des Martyrs, s’était juré de faire revivre ce lieu chargé d’histoire et désormais à l’abandon, Mathieu Kérékou, Président de la République du Bénin et Chef de l’Etat béninois, confie à Camille Amouro la réhabilitation physique du monument de la place et plus précisément des deux immenses galeries, alors dans un état de ruine avancée.

Il commence les travaux de réhabilitation le 1er février 1998 et envisage alors de les terminer fin juin 1998. Malheureusement, le devis s’élève à cinquante millions de francs CFA. Camille Amouro ne dispose que de ses fonds personnels (une partie du reliquat de son activité antérieure). Il décide de ne pas baisser les bras et effectue lui-même les travaux. La galerie Est, d’une superficie de 320 m² est rapidement réhabilitée (dès le mois de mars). Les activités de la Médiathèque y sont immédiatement transférées.

Mais il faudra attendre le mois de mars 1999 pour occuper enfin la seconde aile, environ 350 m². L’ensemble des travaux est effectué par Camille Amouro et son équipe.

Désormais, l’aile Est accueille en permanence des expositions alors que l’aile ouest abrite la bibliothèque Sylvain Bemba, la vidéothèque, la documentation, l’espace réunion des jeudis bleus. Un espace de répétition y est aménagé au fond, mais doit être climatisé avant de fonctionner à plein temps.

Les Jeudis bleus, discussions hebdomadaires “à bâtons rompus” démarrent en avril. Ils connaissent à ce jour un succès incontesté.

La Médiathèque accueille une exposition du plasticien Dominique Zinkpe (installations) et une exposition de peinture du célèbre Ludovic Fadaïro.

C’est la première fois que ce vétéran de la peinture expose dans un cadre autonome au Bénin. Une exposition qui a fait date dans la peinture au Bénin.

La Médiathèque organise également dans le Maquis “Dunya” une exposition de Gérard Quénum intitulée “Voix intérieure”. Le but était de révéler ce jeune artiste. Mission accomplie.

Un concours photo, “Le prix de la photographie des réalités”, soutenu par Kodak France, consacre le 7 Mai les photographes Erick Ahounou et Gérard Akoum.

“Erotisme du regard”, une exposition de 50 photographies sur le nu, du photographe Erick Ahounou, organisée à la fin de l’année, fera grand bruit.

Un forum informel, “La diffusion artistique”, réunit des artistes venus du Bénin, du Tchad, de France et de Côte d’ivoire.

Une séance de dédicaces est organisée en octobre avec la collaboration de la librairie Notre Dame : elle réunit Bernard Dadié, Christiane Diop, Tierno Monenembo, Nouréini Tidjani Serpos, Olympe Bêlhy Quenum, Bolya, Paul Dakeyo, Guy Ossito Midiohouan.

1999 et 2000

L’année 1999 sera riche en événements et manifestations...

·                une exposition permanente des œuvres de Ludovic Fadaïro

·                une exposition sur l’histoire de la presse béninoise, organisée grâce à la collaboration de Noël Allagbada, vice-président de la Haute autorité de l’Audiovisuel et de la Communication

·                une exposition sur les architectures traditionnelles au Bénin

·                une exposition de dix artistes de l’atelier OSACE

·                une quinzaine de la littérature béninoise organisée par l’Associaiton des Ecrivains et Gens de Lettres du Bénin

·                une exposition sur le design béninois (meubles) qui connaîtra une affluence record

1999 verra également la seconde édition de l’exposition EPARS, l’exposition de l’actualité des Beaux-Arts au Bénin, avec une quinzaine d’artistes : Simon Soha, Sambo, Felix Agossa, Charly d’Almeida, Sylvie Brigitte Amoussou Guénou, Gérard Kouassi Quénum, Hervé Alladaye, Didier Donatien Alihonou, Côme Posset, Edwige Akplogan, Edith Grimaud, Sokey Edorh, Erick Ahounou, Miguel, Dominique Zinkpe.

Epars 1999, ce sont toutes les disciplines plastiques : dessin, peinture, sculpture, installations, fresque, caricature, photographie.

Les jeudis bleus tiennent leur fréquence hebdomadaire et certains d’entre eux font date: celui sur le code de déontologie de la presse, ou celui sur l’organisation du Fitheb 2000, particulièrement orageux. Ceux honorés de la visite du Directeur de l’Institut National Supérieur des Arts d’Abidjan ou encore de l’écrivain Zakari Dramani-Issifou et du journaliste Jérôme Carlos, avec la présence non officielle de quatre ministres ou enfin d’intellectuels béninois vivant  en Europe comme Richard de Meideros.

La bibliothèque Sylvain Bemba s’enrichit et des nouveautés sont acquises chaque mois. Un rayon spécialement destiné à la presse, composé entre autres de la collection complète des ouvrages du Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes (CFPJ) de Paris, est créé.

Le vidéo-club démarre, sur un matériel prêté : pendant plusieurs mois, des projections débat ou à thème (plusieurs semaines sont consacrées, à l’initiative de l’écrivain Florent Couao-Zotti, aux films tirés de grandes œuvres littéraires) sont organisées. Malheureusement, cette activité est provisoirement suspendue faute de matériel. Néanmoins, le prêt de cassettes vidéo aux adhérents continue.

Le Directeur de la Médiathèque démarre son programme “Connaissance du Bénin” en emmenant des journalistes à la découverte de Dassa-Zoumé. Ce programme s’inscrit dans la continuité des recherches “Les villes culturelles” effectuées par Camille Amouro et qui ont déjà débouché sur la publication d’un numéro spécial de la revue Interfaces sur Porto-Novo et sur divers articles publiés dans Le Point au Quotidien.

Afin d’animer la place, La Médiathèque négocie avec un restaurateur l’installation d’un bus de restauration rapide. La petite terrasse de L’escale de la Diaspora devient vite une annexe très fréquentée de la Médiathèque.

L’année 2000 a commencé en beauté, puisque l’agence de mannequins Rafyne a choisi le site de la Place des Martyrs pour y organiser un défilé plein de charme et d’humour, “2000 folyes Rafyne”.

L’espace d'exposition accueille “Epars” pour quelques mois encore.  Mais l’événement marquant de cette année aura été l’inauguration d’une annexe de la Médiathèque à Dassa-Zoumé, annexe essentiellement destinée aux résidences d’artistes et d'intellectuels.

La première édition des Arts dans la rue a lieu sur l’esplanade de la Médiathèque, qui accueillera par ailleurs divers spectacles.

Le programme “Connaissance du Bénin”, destiné aux journalistes de la presse culturelle se poursuit avec l’organisation du 24 au 27 février d’une excursion dans le Nord, et notamment dans le village de Sèmèrè, pour les festivités qui rassemblent tous les deux ans le peuple foodo.

Parmi les expositions, on peut signaler :

·                une exposition du plasticien Simon Soha, “Le temps d’une bouteille”,

·                une exposition collective sur l’environnement,

·                une exposition de bd  d’Hervé Alladaye sur les zemijan, et une autre de  peinture, du même artiste,

·                la préfiguration de l’exposition de Erick Ahounou sur les scarifications

·                une exposition photo (Bouffiès-Julian) de l’association Evreux-Djougou sur les rois et sur des scènes de rue

Les jeudis bleus poursuivent leur rythme habituel. A souligner dans le cadre des rencontres, un entretien avec Mr I, sculpteur africain-américain qui a co-exposé au centre culturel américain avec Sambo. Mr I a fait don d’une œuvre à la Médiathèque pour exposition permanente.

La Médiathèque accueille le lancement de plusieurs ouvrages, dont les nouveautés d’Adélaïde Fassinou et d’Apollinaire Agbazahoun.

Enfin, la solidarité envers cette structure indépendante ne se démentit pas, puisque Annie Quénum fait don de 500 livres, issus de la collection de Feu le Dr Quénum, responsable de l’OMS Afrique,  à la Médiathèque. Odile Wanuké, chorégraphe congolaise vivant en France va également contribuer à développer le fonds de la bibliothèque Sylvain Bemba.

L’année 2001 institutionnalise La médiathèque des Diasporas. Les activités sont désormais regroupées par délégations sous le contrôle des commissaires. Le rôle du directeur devient un rôle d’animation et de coordination fondé, non plus sur une initiative exclusive, mais sur une allocation des activités et sur la communication de celles-ci au plan national et international des services initiés et dirigés par son équipe. Le directeur met tout en œuvre en vue d’une  expansion progressive mais sûre de la structure. Dans cette perspective, une étude s’effectue actuellement sur des implantations possibles en Europe. Une  revue scientifique est en cours d’élaboration par des intellectuels africains de plusieurs pays, résidant en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis. Une édition est créée.

Par ailleurs, La Médiathèque des Diasporas continue de développer d’importants partenariats avec plusieurs associations dynamiques telle que l’Association Communication Culture et Développement qui abrite La Résidence des Diasporas. Elle conseille la plupart des organismes culturels ou non qui initie des activités artistiques de grande envergure, grâce à son centre de ressources. Elle conseille et appuie les artistes et les étudiants pour la conception de projets divers.

2004

Camille Amouro se détache de La M&diathèque des Diasporas. Elle est désormais dirigée par Jules Koukpodé.

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