Anticipation Logique Elaboration Action

La déchéance

09/02/2016 11:54

Il est admissible qu’un chef d’Etat commette des erreurs dans la conduite de sa politique ;   il est admissible qu’il soit dans le doute, s’agissant de tel ou tel autre aspect de ses convictions. Mais il est inadmissible qu’il sombre dans la déchéance éthique, c’est-à-dire dans le renoncement à soi-même en tant qu’être humain.

Car l’éthique, c’est l’attitude fondamentale par laquelle l’être humain se différencie, se distingue des autres éléments de la nature ; qui lui permet d’apprécier, à chacun de ses actes, si cet acte correspond et répond à ce que l’on est en droit d’attendre de l’être humain. En cela, l’éthique est invasive de tous les domaines d’activité de l’être humain…

Probablement perturbé à outrance par les affres du terrorisme, le chef de l’Etat français a engagé à tue-tête les institutions françaises dans une voie peu honorable : la solution dite de « déchéance de nationalité », en réalité une « victoire symbolique »[1] gracieusement concédée aux ennemis de l’humanité et de l’humanisme, est une faute grave. Qu’une mère frappe de « déchéance de maternité » sa fille ou son fils, en quoi cette « déchéance » annule-t-elle la maternité ?

On le voit : entrant dans de rocambolesques calculs politiciens, le chef de l’Etat français s’est acculé à concevoir l’inconcevable. Du coup, il s’est frappé d’une déchéance éthique lamentable. Il s’est disqualifié, sans doute en tant qu’homme politique, sûrement en tant qu’être humain ! Est-il rachetable ?

Huenumadji AFAN

A suivre !...

BCCM/PS/CHRONIQUE/06022016


[1] Selon l’expression de la Résistante Christiane Taubira.

 

 

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