Anticipation Logique Elaboration Action

ERREUR OU MAUVAISE FOI ?

06/11/2014 16:34

BCCM/PS/CHRONIQUE/25072002

« Il y a un certain nombre de valeurs avec lesquelles je ne transige pas :

c’est-à-dire la justice, la  vérité, la  liberté. »

 ETIEMBLE

           Je ne puis garder le silence après lecture de la Déclaration de la CDPA (Convention Démocratique des Peuples Africains) en date du 19 juillet 2002, signée de son Secrétaire général, et publiée par la presse.

1 - Je ne sais si c’est par erreur, ou par mauvaise foi, que le FAR a été mis dans le lot des regroupements qui, tout au long du processus démocratique, ont tous échoué. En tout cas, je ne saurais admettre un amalgame si affreux, ni supporter que le FAR soit malmené de façon si impertinente.

            Le FAR n’a pas échoué. Il a réussi sa triple mission qui était d’obtenir l’amnistie générale, le multipartisme, le principe d’assises nationales pour discuter de l’avenir du pays. Il est vrai que, sur le troisième point, des esprits malicieux avaient tout mis en œuvre pour faire croire qu’en lieu et place du « Forum National de Dialogue » négocié par le FAR il fallait un succédané appelé « Conférence Nationale ». Afin de s’en prévaloir, bien sûr, comme d’un trophée de guerre, en jouant sur les mots !

            Si donc le FAR (Front des Associations pour  le Renouveau) est parvenu à accomplir sa mission, c’est parce qu’il n’était pas un regroupement de partis politiques luttant pour la conquête du pouvoir, chacun suivant sa ligne idéologique, mais plutôt d’associations dont l’objectif était de promouvoir les libertés. Il s’agissait d’un mouvement dont les composantes ne pouvaient être antagonistes, n’ayant pas d’intérêts contradictoires. Il est donc pour le moins inexact d’affirmer que le FAR « a éclaté au moment décisif à cause des suspicions et rivalités ». C’est le FAR lui-même qui s’est dissous, conscient que sa mission était terminée avec l’avènement du multipartisme. Dans le nouvel environnement politique, le FAR ne pouvait continuer à discuter avec le pouvoir RPT sans être contesté précisément par les partis politiques sortis de la clandestinité ou nouvellement créés.

2 - C’est normal : le multipartisme est forcément synonyme d’antagonisme. On ne peut feindre d’ignorer cette vérité que pour mieux préparer en sous-main des hégémonismes opportunistes. Aujourd’hui, les négociations menées « depuis le 04 juin 2002 », prétextant un certain « désir ardent des Togolais de voir l’opposition unie », ces négociations-là conduisent fatalement à des combinaisons assassines. Ce que j’ai toujours dénoncé, encore récemment dans ma réflexion « Togo : Au nom de           l’ ‘’Union ‘’… » (Propos Scientifiques / Chronique : www.mediaspora.net). Ce dont le peuple a besoin pour se sortir du marasme dans lequel la classe politique s’est entêtée à l’enfermer, c’est d’une synergie des forces vives de la nation. Rien à voir avec les démarches soi-disant d’ « union » de l’opposition, effectuées sur  la base de cooptations nébuleuses, et qui sont en fin de compte de véritables stratagèmes à incidences troubles. Nous serions mal inspirés de repiquer au Togo les tentatives – du reste malheureuses - de la « gauche plurielle » en France !

            Mais la manœuvre en cours est vraiment diabolique, puisqu’elle est conçue, dans le droit fil des méthodes fascistes, aux fins de désigner à la vindicte populaire quiconque ne serait pas en harmonie avec le prétendu « désir ardent des Togolais de voir l’opposition unie ». Ainsi la politique continue à se percevoir comme étant l’art de miser sur la manipulation des populations. Pauvre Togo !

Huenumadji  AFAN

     A suivre !…

Internet  (Propos Scientifiques :  www.mediaspora.net)

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