Anticipation Logique Elaboration Action

C’EST TOUJOURS L’ANE QUI TRINQUE !

06/11/2014 16:48

BCCM/PS/CHRONIQUE/21092002

« Il y a un certain nombre de valeurs avec lesquelles je ne transige pas :

c’est-à-dire la justice, la  vérité, la  liberté. »

 ETIEMBLE

Le 04 septembre 2002 à Johannesbourg en Afrique du Sud prit fin le Sommet de la Terre sur le « développement durable ».

Cette rencontre organisée par les Nations Unies, et regroupant les chefs d’Etat et de gouvernements des cent-quatre-vingt-neuf pays membres de l’Organisation mondiale, s’est terminée dans une ambiance trouble. Non pas tant à cause des manifestations des organisations non gouvernementales hostiles, qui ont été soigneusement et policièrement tenues à l’écart de la grande concertation, mais surtout en raison des résultats plutôt décevants que la conférence a enregistrés.

En décidant de mettre le développement durable au centre de leurs préoccupations, et surtout en conviant à y réfléchir ensemble tous les pays membres, les Nations Unies font mine d’avoir à cœur le devenir des populations de la terre, mais du coup elles se sont engagées dans un imbroglio babélien. A qui fera-t-on croire que les Etats-Unis et Cuba, ou Haïti, ou le Togo, peuvent penser, ensemble, au développement de leurs populations respectives ? Pendant que les uns réfléchissent à la façon dont ils doivent continuer à se développer, les autres aspirent péniblement à une amorce de développement !

En réalité, la question du développement durable concerne fondamentalement les pays déjà développés. Il s’agit pour eux de faire durer le plaisir, de garantir à merci les avantages acquis. Et si, en faisant profiter du fruit du développement les peuples démunis, ils risquent de « régresser » ou de ne pas être sûrs de demeurer demain au moins ce qu’ils sont aujourd’hui, les pays développés ne peuvent que jouer du protectionnisme. On le voit : s’agissant de la problématique du développement, les intérêts des uns et des autres sont bien contradictoires. L’objectif des uns, c’est d’amener les autres à s’insérer dans une certaine logique ; à amener les victimes à donner leur agrément à la nécrophagie programmée de leurs bourreaux.

Réunir donc les uns et les autres, ensemble, pour rechercher les solutions à une vie ou à une survie commune, c’est autant s’illusionner de rassembler les lions, les tigres, les antilopes et les gazelles, victimes d’une grande sécheresse, aux fins de trouver remède à la pénurie d’eau pure à boire, ou d’oxygène potable à respirer. La seule chance des gazelles et des antilopes sera, probablement, de ne pas être dévorées séance tenante ! En tout cas, elle seraient bien naïves de croire aux propos charmeurs des lions et des tigres, qui auraient du reste un grand mérite s’ils se faisaient violence de différer leur prise…

C’est bien connu : quand les animaux sont malades de la peste, c’est toujours l’âne qui trinque ! Le développement durable, c’est le nouveau discours mondial du nouvel ordre de la mondialisation, à la cadence des nantis et des puissants de ce monde…

Huenumadji AFAN

A suivre !…

PS :  Le scandale, qui ressort de l’apologue « Les animaux malades de la peste » du poète-fabuliste français Jean de La Fontaine, tient moins dans la désignation et la condamnation de l’âne, le moins coupable, que dans la non désignation et la non condamnation du lion, le plus coupable.

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