Anticipation Logique Elaboration Action

Fragments (suite)

08/11/2014 16:09

SUR L'ARCHIVE

J’entends par archive son acception classique, c’est-à-dire une banque de données classées par catégories et jalousement gardées comme source de preuve pour le compte d’une structure ou d’une superstructure. L’usage attribue le mot à la fois aux données, au classement et à la banque. Techniquement, il est difficile de les séparer lorsqu’on veut préciser le concept. En effet, nous sommes quotidiennement entourés de données sans que celles-ci puissent pour autant prétendre à la qualité...
08/11/2014 19:56

Sur les cultures de langues gbè et èɖè.

Le continuum linguistique des langues gbè s’étend sur la côte Atlantique, du Ghana jusqu’à la frontière du Nigeria et compte environ cinq millions de locuteurs. Il est composé majoritairement de cinq dialectes satellites d’une dizaine de parlers : l’ewe[1], le fɔn, l’aja, l’ayizɔ, le xweɖa. On doit toutefois relativiser ici la notion de continuum linguistique. En effet, si l’on considère l’espagnol, le portugais, l’italien et le français comme un continuum, on peut l’admettre. Si, en...
08/11/2014 20:15

Sur le kpɔnlɔn

L’expression kpɔnlɔn est fon. Son équivalent yoruba, kɔ, pourrait être originaire de l’égyptien « kha » qui signifie, selon Cheikh Anta Diop[1], collège des hiérogrammates. Mais c’est l’expression fon qui m’intéresse pour trois raisons à savoir : la défragmentation, l’usage et l’exception grammaticale. En général, dans la nominalisation, les verbes intransitifs se dédoublent tandis que les verbes transitifs (tous directs) se précèdent de leur complément (le mot...
08/11/2014 20:22

Sur les « savoirs endogènes »

Mamoussé Diagne[1], ainsi, attribue heureusement à sa logique de l’oral la dramatisation des parémies et du récit oral comme méthode de transmission de connaissance, mais aboutit à la vieille rengaine du savoir secret par l’initiation, prétexte qui lui permet, en disqualifiant l’archive orale d’élitiste, de conclure à la nécessité d’une opa (offre publique d’achat) de la banque orale par la banque écrite. Il prend d’ailleurs soin de dispenser copieusement sa démonstration d’arguments...
08/11/2014 20:25

Sur la fragmentation défragmantation

Une des insuffisances de la recherche fondamentale sur la connaissance en tradition orale, à mon avis, c’est de n’avoir pas appréhendé la logique de cette connaissance comme un système, c’est-à-dire comme une série d’entités liées les unes aux autres par des relations fonctionnelles[1] et distributionnelles. La rupture introduite dans le fonctionnement normal de ce système par les colonisations successives a généré sa propre fragmentation. C’est-à-dire que le système a volé en éclat par la...
08/11/2014 20:46

Sur les vecteurs de connaissance en tradition orale.

 La défragmentation verbale, ainsi qu’esquissée, mériterait d’être observée de plus près par une approche à la fois structurale, pragmatique[1] et sociolinguistique. Elle m’apparaît comme une logique essentielle de la conceptualisation en milieu gbè ou èɖè et un réflexe social, un must, dans la transmission. La défragmentation du kpɔnlɔn présente trop de coïncidences pour ne pas interpeler : l’exception syntaxique, l’exception morphologique, l’exception dialectologique et, comme...
08/11/2014 20:57

Postscriptum

La limite de la fable de La Fontaine se trouve dans le fait que la meilleure raison l’est par comparaison avec celle du plus faible. La fable ne précise pas ce qu’il advient de la raison qui, plutôt que de s’exposer en comparaison, continue de se mettre en œuvre parallèlement, malgré la puissance prédatrice du proclamé plus fort. Elle ne dit pas davantage ce qu’il adviendrait au cas où le supposé faible aurait une meilleure raison. Non. C’est Petit Denis qui évoque pour sa part cette...

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